Après les LLM : les « world models », puis l'IA qui s'auto-améliore
Les « world models » veulent comprendre le monde au-delà des mots, et la logique commence à compléter la statistique dans la construction des IA. Mais pour moi, la vraie bascule de long terme est ailleurs : l'IA flexible qui s'auto-améliore.
Après les LLM — les modèles qui raisonnent à partir des mots — les « world models » prennent progressivement les devants. Leur objectif : comprendre le monde au-delà des mots qu'on utilise pour le décrire.
C'est un changement de paradigme qui va clairement faire évoluer notre vision de l'« IA ChatGPT ». L'idée tient en une phrase, signée Fei-Fei Li, fondatrice de World Labs :
Le monde n'est pas fait de mots.
— Fei-Fei Li, fondatrice de World Labs.
De la statistique vers la logique
Progressivement, la notion de logique remplace la notion de statistique dans la construction des IA. Le résultat optimal sera sans doute un mix des deux — comme c'est déjà le cas dans les modèles utilisés en climatologie.
Mais la vraie bascule est ailleurs
Cette course des world models reste, pour moi, une tendance de très court terme. La vision d'une IA flexible qui s'auto-améliore, portée par Andrej Karpathy (Anthropic), est bien plus porteuse sur le long terme — avec un puissant effet de levier. C'est probablement elle qui finira par gagner la course.
Pour une PME, la conséquence pratique est la même d'une vague à l'autre : ne misez pas sur une techno figée, gardez de la flexibilité. C'est tout l'enjeu que je développe dans « Où est la bulle de l'IA ? ». Et pour la version opérationnelle de cette flexibilité côté agents, voyez ce qui fait vraiment tenir une boucle d'agent.

Consultant indépendant, j'accompagne les PME de Wallonie et de Bruxelles dans l'automatisation de leurs processus avec l'IA — audits, workflows n8n et agents sur mesure. Avant Simplifiez.ai : dix ans de data et d'automatisation, du trading d'énergie (Centrica) à l'industrie automobile (PSA), et deux entreprises lancées.
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